S’il est en outre un ultra-marathonien de l’extrême (marathons aux quatre coins du monde et courses improbables entre 300 km et 2000 km dans les déserts chauds ou polaires), il ne l’est que dans la mesure de son engagement philosophique ou poétique. Pour lui, la course à pieds accompagne, succède et précède la course dans les étoiles – ou l’inverse. L’une ne va jamais sans l’autre. Son chemin, là-bas, dans le lointain, et ici, à proximité de tous, est, métaphoriquement, dicté par le vers de V. Hugo : « le futur appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves ».
Une conférence animée par Malek est comme un rêve à ciel ouvert : tellement il manie à merveille la magie du verbe qui révèle. C’est un conteur comme il n’en existe plus. Celui-là qui, à travers histoires dormantes et légendes éternelles, vous transmet, en sourdine, le sens profond des choses – notamment, celui de la patience, du silence, de l’effort, de l’engagement de soi et de la performance – celle en soi et celle dans le monde.